Le PLUS RISQUÉ quand ça va mal ?

Négocier son départ ou tenir bon jusqu’à trouver ailleurs ?

C’est le point de vue, certes radical, que j’ai apporté dans un article récemment publié sur LinkedIn, où il a été vu 21.000 fois en 3 jours, sous le titre « Pour décrocher un nouveau job, quittez le vôtre ! » (à lire ici).

Est-il risqué de prendre l’initiative de négocier son départ pour se donner les moyens de chercher un autre job?

Au-delà d’attirer l’attention de ces lecteurs, ce billet a suscité de nombreux commentaires. Merci à tous d’avoir contribué à alimenter cette discussion vivante ! Merci notamment à ceux qui ont apprécié cet article, nombreux, à qui il donne de la force pour se lancer, ou bien à ceux à qui ce texte rappelle un moment d’audace couronné de succès.

Toutefois, la réponse à la question posée « Est-il risqué de négocier son départ ? » est évidemment « Oui »!

On ne peut qu’avoir des réserves à apporter à ce point de vue et il est absolument évident que cette solution ne peut convenir à tous. Elle demande de prendre un certain nombre de précautions (avoir bien négocié son départ, par exemple) et de bien mesurer les risques et opportunités d’un choix aussi tranché.

Mon texte s’adresse aux cadres pour qui concilier raison et envie est devenu tout simplement impossible:

– ils n’ont plus aucune perspective dans leur emploi et s’étiolent de jour en jour sans pour autant arriver à trouver l’énergie et le temps de bâtir un nouvel avenir;

– ou bien ils sont poussés vers la sortie par leur direction sans qu’une séparation ne soit vraiment actée pour autant et ils souffrent de cette situation délétère.

Mon billet « remue », c’est normal : il vient réveiller les dilemmes dans lesquels nous sommes tous pris, entre raison et envie. Du côté de la raison, nous trouvons l’argument du type « Mieux vaut tenir que courir ». Du côté de l’envie, on trouve l’énergie, la passion, le renouveau.

Nous tentons tous, tout le temps, de concilier les deux  : Raison/envie ; Sécurité/liberté ; Devoir/désir.

La vie, pas toujours facile, nous rappelle sans cesse qu’il vaut mieux être prudent. La suggestion que j’apporte, de considérer la voie « Lâcher la proie pour l’ombre », vient titiller nos angoisses les plus profondes.

Ce billet montre un point de vue qui, justement parce qu’il va à l’encontre du mouvement naturel, peut ouvrir un nouvel horizon. Le chemin naturel, celui de la prudence, chacun le connaît, inutile d’écrire un article pour le rappeler. Pour autant, mon texte ne prétend surtout pas indiquer une voie qui serait la bonne. Un coach ne guide pas, ne donne pas de directives; il ouvre des perspectives, il dérange un peu, il apporte un nouveau point de vue.

Quel est le risque le plus grand?

Paradoxalement, dans certaines situations devenues intenables, le risque le plus grand est de s’accrocher à son job, plutôt que de le quitter. Au lieu d’épuiser ses forces dans un combat usant, mieux vaut arracher le pansement d’un mouvement décidé et retrouver de l’énergie pour construire l’avenir.

Pour accéder à mes chroniques sur le site de la HBR (Harvard Business Review),cliquez ici. 

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