La lettre d’actualité RH

L’Espace Dirigeants, mars 2017

  • L’emploi des cadres est au beau fixe
  • De l’importance des soft-skills sur l’emploi, la carrière et la rémunération
  • Trois salariés sur quatre aiment leur travail
  • L’engagement attendu des dirigeants dépasse les frontières de l’entreprise
  • Perspectives de l’OFCE à cinq ans
  • Exemples de repositionnements de cadres supérieurs par L’Espace Dirigeants

L’emploi des cadres est au beau fixe : les entreprises prévoient, selon l’APEC, d’en embaucher jusqu’à 225 000 en 2017 pour accompagner leurs transformations, notamment énergétiques et numériques. Un taux qui dépasserait pour la 1ère fois le niveau d’avant la crise. Seront concernés au premier chef le secteur des services, puis l’industrie, notamment la mécanique et la métallurgie, l’automobile et l’aéronautique, enfin la construction et le commerce. Les fonctions les plus sollicitées : l’informatique et les télécoms, l’ingénierie-R&D, le commercial-marketing

De l’importance des « soft-skills » (en bon français « savoir-être ») : Le moteur de recherche Adzuna a analysé environ 800 000 offres d’emploi et établi la liste des qualités les plus recherchées aujourd’hui par les recruteurs. Dans un ordre décroissant on trouve la rigueur, l’autonomie, le dynamisme, l’esprit d’équipe.

Les annonces qui offrent les plus hauts salaires exigent pour leur part, là encore dans un ordre décroissant, les qualités suivantes : la créativité, la capacité à être force de proposition, la proactivité, la curiosité.

Par ailleurs, une étude diffusée sur le site du Céreq : « l’effet des soft-skills sur la rémunération des diplômés », souligne pour sa part que certaines qualités ont une influence positive sur le salaire des jeunes diplômés et précise que leur « effet est, en général, plus important pour les personnes percevant les salaires les plus élevés, ce qui suggère l’importance de ces compétences pour accéder aux emplois les plus qualifiés ».

En d’autres termes être diplômé c’est bien, être diplômé et répondre aux exigences de savoir-être évoquées ci-dessus c’est mieux

Trois salariés Français sur quatre aiment leur travail : C’est ce qui ressort de la grande enquête sur le travail lancée par la CFDT fin 2016. Parmi les plus de 200 000 salariés qui ont répondu, 77% déclarent avoir le sentiment de faire un travail utile, 59% à y prendre souvent plaisir et 57% à en être fier.

Cependant, plus de la moitié des répondants estiment avoir une quantité de travail excessive et ne pas avoir le temps de le faire correctement ; un tiers estime manquer d’autonomie ; la défiance est très forte vis-à-vis de la hiérarchie : 73% des salariés estiment être plus lucides sur la réalité de l’entreprise que la plupart de leurs dirigeants.

L’engagement attendu des dirigeants dépasse les frontières de l’entreprise. C’est l’idée principale développée par Raphaëlle Laubie et Philippe Wattier, auteurs de l’ouvrage « Dirigeants : le défi de l’engagement » issu notamment de travaux menés par le Cercle du leadership et paru aux éditions L’Archipel.

Un patron, selon ces auteurs, « n’est plus jugé sur son unique capacité à assurer la fonction ». Il doit « être capable d’exercer un réel leadership sur des domaines ne concernant pas seulement son entreprise ». Son engagement personnel doit être « hors normes », son engagement sociétal (la RSE) n’est plus une option : il doit s’inscrire dans l’environnement et la société en général ; son engagement digital doit être total et sans retour : « il doit maîtriser les gisements de connaissances ouverts par le numérique ».

Perspectives de l’Observatoire français de conjoncture économique (OFCE) : à environnement inchangé, à condition que nous ne connaissions pas de choc économique important et à condition de respecter les ajustements budgétaires prévus dans le programme pluriannuel du projet de loi de finances pour 2017, la croissance devrait, selon les experts de l’OCDE, s’approcher de 1.6% (+0.5%) et le chômage continuer à baisser progressivement, jusqu’à 7.7% (au lieu de 10% aujourd’hui) à fin 2022.

L’Espace Dirigeants a notamment permis récemment les repositionnements suivants :

  • Le Directeur Général d’une ETI dans l’industrie automobile, ingénieur de 53 ans, est devenu Directeur Général d’une entreprise familiale leader dans son domaine

      Accès au nouvel emploi : réseau relationnel.

      Facteur clé de succès : son énergie soutenue dans la démarche réseau, jusqu’à plus de 7 RV par semaine.

  • De retour d’expatriation et après 5 ans de coupure professionnelle avec le milieu français, une DSI de 46 ans, Ingénieur de Centrale, devient Delivery Manager dans une grande SSII

      Accès au nouvel emploi : réseau relationnel.

      Facteur clé de succès : approche complète et systématique de tous les acteurs du secteur d’activité, par le biais du réseau des anciens de son Ecole : 140 contacts, 3 propositions en 4 mois de recherche active

  • Le Directeur Marketing de la filiale française d’une multinationale nord-américaine de produits de grande consommation devient, à 36 ans, Global Marketing Director pour une catégorie de produits alimentaires commercialisés dans 25 pays sous une cinquantaine de marques, au sein d’un groupe multinational basé à Amsterdam.

     Accès au nouvel emploi : chasseur de tête.

     Facteurs clés de succès : reprise de confiance en soi après le stress de la rupture, travail sur la communication personnelle et mobilité géographique.

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About the Author:

Connectons-nous sur Linkedin - Juriste de formation, spécialisé en droit social, Marc a occupé pendant 25 ans des fonctions RH en entreprises internationales : DRH du Groupe Primagaz, d’Alstom Transport SA, DRH Europe de Graham Packaging, McDonald’s. Il a créé en 2003 un cabinet de conseil RH de dirigeants de grandes entreprises comme de PME. il a accompagné plusieurs centaines de cadres dirigeants dans leurs évolutions, dans tout le spectre des métiers et des secteurs d’activité. Sa bienveillance et son pragmatisme sont à la base de son engagement complice auprès des cadres dirigeants dont il accompagne le choix d'avenir.