Les points d’actualité RH

qui ont retenu notre attention

en janvier 2018

Dernières analyses du Comité d’orientation pour l’emploi

Loi de finance 2008 : les mesures qui pourraient favoriser compétitivité et embauche

Les compétences manquent : il est urgent de réformer le système de formation

  • Le climat social dans les entreprises s’améliore nettement et l’optimisme gagne du terrain:

Le dernier baromètre de la Cegos indique que le climat social dans les entreprises, qui s’était déjà amélioré en 2015 puis en 2016, a connu une nouvelle embellie cette année. 22% des salariés notent un mieux sur ce plan en 2017 (ils n’étaient que 9% en 2014), 47% des DRH constatent une amélioration cette année (contre 23% en 2014)

62% des salariés jugent que leur travail est une source d’épanouissement personnel avant d’être une source de contrainte.

La 12ème édition de l’Observatoire social de l’entreprise, réalisée par Ipsos et le Cesi, souligne quant à elle l’optimisme grandissant des chefs d’entreprises et de leurs salariés : 30% des chefs d’entreprises et 37% des salariés estiment qu’ils connaîtront la croissance de leur société dans les 6 prochains mois (+12% en un an) ; 7 dirigeants et salariés sur 10 pensent que le niveau d’emploi sera maintenu.

  • Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) prévoit que 50% des emplois seront reconfigurés de façon « massive » dans les 15 prochaines années du fait de la révolution technologique.

On sait que cette révolution fragilise déjà environ 10% des emplois peu qualifiés et qu’elle fait émerger de nouveaux emplois qualifiés. Le dernier rapport du COE s’intéresse lui surtout à son incidence sur les métiers eux-mêmes, à la manière de les exercer et à la transformation des compétences que cela impliquera. Il prévoit que le travail demain sera plus intéressant, plus complexe, plus intense. Selon ce rapport nous allons vers davantage de souplesse, de diffusion de l’information (au risque d’une surcharge informationnelle), d’initiative individuelle, d’autonomie, de coresponsabilité, de travail en mode projet. Mais aussi vers une hausse des contrôles de la performance individuelle, plus de rémunération à la performance, un déséquilibre croissant entre vie professionnelle et vie privée au désavantage de cette dernière. Le tout avec un sentiment d’urgence et un risque de stress accrus.

Le COE souligne que savoir travailler en équipe, être capable de s’adapter à l’environnement, savoir apprendre à apprendre sera de plus en plus nécessaire ; que les entreprises devront promouvoir une culture de l’innovation, du risque et de l’erreur, du travail interdisciplinaire.

Et préconise 3 « outils » qui permettront d’appréhender au mieux la révolution technologique : un dialogue social de qualité, un management intermédiaire respectueux des règles déontologiques et éthiques, une vraie gestion prévisionnelle des emplois et compétences.

  • Loi de finance 2018 : les principales mesures qui pourraient favoriser la compétitivité des entreprises et l’embauche

–       Baisse du taux de l’IS : de 33,33% à 28% sur la fraction des bénéfices jusqu’à 500 000 € pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2018 et, progressivement, jusqu’à 25% en 2022.

–       Bascule du CICE en baisse de charges : réduction des cotisations patronales sur les bas salaires dès le 1er janvier 2018, suppression de la cotisation de 3% sur les revenus à compter du 1er janvier 2019

–       Suppression du taux majoré de taxe sur les salaires de 20% dès le 1er janvier de 2018

  • Les derniers chiffres publiés par Pôle emploi et l’Insee soulignent s’il en était besoin la nécessité de réformer vite et en profondeur notre système de formation :

Une entreprise sur deux a du mal à recruter selon l’Insee, que ce soit dans l’industrie, les services ou le bâtiment. Entre 200 000 et 330 000 projets d’embauche sont abandonnés faute de candidats selon Pôle emploi (les commerciaux et les informaticiens étant les plus introuvables). Dans 32% des cas ce serait non pas principalement comme on l’entend souvent en raison des incertitudes économiques, des coûts, de la réglementation, raisons qui existent certes, mais d’abord parce que les compétences manquent sur le marché.

Cela montre l’urgence d’une réforme ambitieuse de notre système de formation, surtout dans un contexte de transformation des emplois liée à l’essor des nouvelles technologies souligne Muriel Penicaud qui prévoit d’investir 15 milliards d’euros dans la formation professionnelle sur le quinquennat, de simplifier enfin le système, de le rendre plus efficace et moins inégalitaire. Au risque, si rien n’est fait, de plafonner la croissance et d’entretenir un chômage de masse. Les partenaires sociaux se sont engagés dans la négociation dont on peut espérer qu’elle aboutisse fin janvier et permette de présenter un projet de loi au printemps.

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About the Author:

Connectons-nous sur Linkedin - Juriste de formation, spécialisé en droit social, Marc a occupé pendant 25 ans des fonctions RH en entreprises internationales : DRH du Groupe Primagaz, d’Alstom Transport SA, DRH Europe de Graham Packaging, McDonald’s. Il a créé en 2003 un cabinet de conseil RH de dirigeants de grandes entreprises comme de PME. il a accompagné plusieurs centaines de cadres dirigeants dans leurs évolutions, dans tout le spectre des métiers et des secteurs d’activité. Sa bienveillance et son pragmatisme sont à la base de son engagement complice auprès des cadres dirigeants dont il accompagne le choix d'avenir.