Pour son employabilité :

L’engagement non profit

Et si l’engagement associatif ou non profit était une nouvelle opportunité pour développer votre employabilité et l’occasion d’enrichir votre savoir-faire professionnel ? François GAUTIER a eu « une vie corporate bien remplie ». Depuis 2016, il est Directeur Général de l’Ordre de Malte France et est venu échanger avec nos amis ses réflexions sur l’intérêt de l’engagement non profit dans une carrière professionnelle.

Une association est aussi une entreprise

Il existe plus de 1,3 million d’associations en France qui emploient un nombre presque équivalent de salariés en ajoutant le secteur de l’économie sociale et solidaire. On observe un mouvement vers davantage de solidarité avec de plus en plus de bénévoles et un engagement accru des 18-25 ans. Aujourd’hui, « de nombreuses associations rencontrent les mêmes défis qu’une entreprise classique – complexité de la règlementation, générosité publique en baisse – et ont besoin des mêmes talents. Le monde associatif a besoin de se professionnaliser » souligne François Gautier.

 Pourquoi ce virage vers le non profit ?

Pour les entreprises, l’engagement non profit répond à de nouveaux défis comme celui d’attirer et de fidéliser les jeunes générations plus sensibles aux valeurs de citoyenneté et de solidarité. C’est une réponse à l’enjeu « je veux une carrière et je veux aussi du sens ». Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à comprendre que des équipes engagées et motivées sont souvent plus performantes. Dans d’autres pays comme les Etats-Unis, un leader a forcément des engagements caritatifs. En France, c’est moins courant, même si cela se développe en région.

Pour les seniors, c’est l’occasion de continuer sa vie professionnelle, mais autrement. Pour François, le bénévolat c’est pouvoir mettre ses compétences au service de l’humain : « Je suis content d’apporter ma petite pierre, on s’enrichit beaucoup lorsqu’on donne. »

 L’engagement associatif devient un atout pour son employabilité 

Que l’on soit salarié ou bénévole, travailler dans le monde associatif est l’occasion de développer ses talents et aussi d’en acquérir d’autres. Sans oublier la dimension humaine, fondamentale : savoir être à l’écoute, être humble et plus authentique sont des qualités de plus en plus recherchées par les entreprises pour manager des équipes. On apprend beaucoup sur le terrain de la solidarité : « Lorsqu’on est en maraude et qu’on sert un SDF, c’est beaucoup plus vrai que ses 14 000 amis sur Facebook ! » L’engagement associatif est non seulement une source d’épanouissement personnel, mais également une opportunité d’enrichir son savoir-faire professionnel et donc son employabilité. Aujourd’hui, ces deux mondes se rejoignent et peuvent s’enrichir mutuellement. Contrairement à certaines idées reçues, les salaires ne sont pas si éloignés de ceux du privé, du moins pas pour les jeunes. Et puis, comme le dit François, « il y a ce supplément d’âme ».

Du profit au non profit pour les dirigeants 

Un nombre croissant d’associations se tournent vers des dirigeants qui ont l’expérience de l’entreprise. C’est un tournant pour le dirigeant qui doit accepter un cut par rapport à sa rémunération dans le privé mais, comme l’explique François, « c’est un choix qu’on fait en toute conscience et qui vous apporte beaucoup humainement ». Attention, la transition ne se fait pas du jour au lendemain. Vous serez légitime si et seulement si vous avez eu un engagement soutenu dans le bénévolat. Au sein de L’Espace Dirigeants, ce projet de prendre des fonctions non profit est de plus en plus évoqué par les dirigeants que nous accompagnons. Il s’agit ici d’anticiper en développant son engagement associatif. François Gautier rappelle que, en tant que dirigeant d’une association telle que l’Ordre de Malte, « avoir passé des heures et des heures sur le terrain au côté de tous les bénévoles, c’est la condition pour être légitime et surtout pour créer le meilleur au service de ses bénéficiaires ».

Nous accompagnons les dirigeants pour guider au mieux ces transitions

A L’Espace Dirigeants, nous accompagnons chaque année plus d’une centaine de dirigeants. Le thème de l’employabilité, sur lequel nous nous exprimons régulièrement, est notre préoccupation de chaque jour. Aujourd’hui, il est de plus en plus rare de mener une carrière sans vivre une rupture à un moment ou à un autre. Nous sommes convaincus qu’un dirigeant capable de « mettre les mains dans le cambouis » ou, dit autrement, capable de comprendre ce que font ses équipes ou  de remplacer son N-2, ajoute une compétence pour entretenir son employabilité. Aux Etats-Unis, des personnes qui perdent leur emploi – y compris des dirigeants – acceptent des jobs moins rémunérés et en font une opportunité pour rebondir. L’expérience du non profit est une excellente expérience, mais elle n’est pas la seule façon de développer un leadership plus agile et plus humain.

Votre employabilité, c’est à vous de l’enrichir tout au long de votre vie professionnelle et personnelle.

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Connectons-nous sur Linkedin - Tout au long de son parcours, Olivier (X76) a croisé une dizaine de start-up ainsi que des groupes comme la Caisse des Dépôts et Consignations, SRI International (Stanford Research Institute), CPR, le Crédit Lyonnais. Homme de réflexion et d'écoute au sein de nombreuses institutions, il a aussitôt mesuré l’importance de la notion de plaisir dans le choix de l'activité professionnelle. C'est mû par cette vision qu'il fonde L'Espace Dirigeants avec Michel Prudhomme en 2006.