Quelques points d’actualité RH qui ont retenu notre attention en novembre 2018

  • Un nouvel index pour atteindre l’égalité des rémunérations femmes-hommes
  • L’emploi est fortement reparti à la hausse dans l’industrie
  • Le taux de chômage a stagné au troisième trimestre
  • L’emploi cadre est toujours au plus haut
  • Près de 2/3 des cadres du secteur privé envisagent de quitter leur entreprise
  • La crédibilité des syndicats continue de  faiblir
  • 3 exemples de repositionnements de cadres supérieurs par L’Espace Dirigeants

 

Egalité femmes-hommes : un nouvel index contraignant pour atteindre l’égalité des rémunérations

Muriel Pénicaut et Marlène Schiappa ont présenté un index de l’égalité femmes-hommes, dont on notera qu’il a reçu le consensus de l’ensemble des partenaires sociaux. Il permettra de connaître chaque année où se situent les entreprises de plus de 50 salariés dans la perspective d’effacer les inégalités salariales entre les femmes et les hommes.

Les entreprises où les rémunérations moyennes (variable, primes et avantages en nature compris), à postes comparables, ne connaîtront pas d’écarts seront créditées de 40 points.

Celles dont le pourcentage aura été identique en nombre de femmes et d’hommes augmentés dans l’année (à 2% ou à 2 personnes près) seront créditées de 20 points.

Dans les mêmes conditions, les entreprises (de plus de 250 salariés seulement) qui auront promu autant de femmes que d’hommes seront dotées de 15 points.

15 points seront donnés aux entreprises qui auront augmenté les femmes à leur retour de congé maternité dès lors que des augmentations ont été données en leur absence.

Enfin, si parmi les 10 plus gros salaires de l’entreprise 4 concernent des femmes, elle obtiendra 10 points.

Les entreprises qui obtiendraient un score inférieur à 75 points auront 3 ans pour se mettre en conformité, sauf à se voir infliger une pénalité pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale.

 

L’emploi est reparti à la hausse depuis un peu plus d’un an dans l’industrie après 10 ans de crise.

Selon le délégué général de l’UIMM, Hubert Mongon, l’industrie devra procéder à 225 000 recrutements par an jusqu’à 2025 dont 110 000 pour la seule métallurgie. Un véritable retournement de tendance dû au départ des baby boomers, à la transformation des métiers traditionnels et à l’apparition de métiers complètement nouveaux nécessitant de nouvelles compétences. 20% des chefs d’entreprise de ce secteur déclarent même qu’ils doivent aujourd’hui refuser des commandes faute de compétences pour pouvoir y répondre. Un « problème de riche » qui l’inquiète et conduit le délégué général de l’UIMM à proclamer tant auprès des jeunes que des moins jeunes que « l’industrie recrute, qu’elle forme ses collaborateurs et les accompagne tout au long de leur carrière pour s’épanouir et progresser dans leur métier ». Il souligne que les salaires y sont supérieurs en moyenne de 13% à ceux des autres secteurs, que le CDI y est la norme jusqu’à atteindre 92% des emplois dans la métallurgie.

 

Le taux de chômage publié par l’Insee pour le troisième trimestre s’élève à 9.1% (8.8% en France métropolitaine).  

Du surplace par rapport au trimestre précédent, l’économie croissant à un rythme à peine suffisant pour ne pas l’aggraver ni l’améliorer.

 

La dernière note de conjoncture trimestrielle de l’Apec le confirme : le marché de l’emploi cadre est au plus haut.

63% des entreprises de plus de 100 salariés ont déclaré avoir embauché au moins un cadre au 3ème trimestre 2018 (plus 3 points par rapport à 2017). Les secteurs qui recrutent le plus souvent sont l’informatique et la construction ; les postes proposés en priorité se trouvent dans les fonctions de gestion, finance et administration d’une part, dans celles du commercial et de la vente d’autre part.

 

6 cadres du secteur privé sur 10 envisagent de démissionner selon une toute récente étude de Cadremploi/ Ifop,

au premier rang desquels les plus jeunes (jusqu’à 34 ans) . Leurs motifs : élargir leurs perspectives d’évolution professionnelle pour 38% d’entre eux, gagner davantage pour 37%, sortir de relations délicates avec leurs managers pour 34%.

A noter pourtant que, dans leur ensemble, les cadres attribuent une note de satisfaction au travail de 7 sur 10.

 

Les syndicats, au premier rang desquels la CGT et FO, paient le prix de la défiance après avoir multiplié les « affaires » :

financements occultes de partis politiques, dépenses somptuaires, fichage des adhérents…54% des Français jugent sévèrement leurs dysfonctionnements internes selon le Baromètre des décideurs. Leur faiblesse  s’accroît encore, jusqu’à les rendre manifestement incapables de canaliser d’une quelconque manière les mécontentements exprimés  aujourd’hui même dans la rue.

 

3 exemples de repositionnements récents de cadres supérieurs par L’Espace Dirigeants :

. Le Directeur d’exploitation d’un opérateur télécom, Arts et Métiers, reprend à 40 ans une entreprise de télécom cryptée en partenariat avec d’autres actionnaires.

Accès au nouvel emploi : l’aide conjuguée de l’Espace Dirigeants et du CRA.

Facteur clé de succès : son esprit entrepreneurial et sa connaissance du secteur d’activité.

. Le Directeur Administratif et Financier d’une entreprise du secteur du luxe, Ecole de Commerce, devient à 44 ans DAF d’une entreprise pharmaceutique.

Accès au nouvel emploi : annonce

Facteur clé de succès : des compétences transférables d’un secteur à l’autre et l’envie prononcée de rejoindre la nouvelle entreprise pour ses valeurs culturelles.

. Le Directeur de la Construction EMOA d’un grand groupe hôtelier, école Polytechnique de Madrid, devient à 54 ans le Directeur Développement Europe du sud du leader mondial de co-working

Accès au nouvel emploi : candidature spontanée

Facteur clé de succès : sa passion communicative de son métier, son alignement avec les valeurs de la nouvelle société et sa maîtrise de Linkedin.