Quelques points d’actualité RH qui ont retenu notre attention en janvier 2019

  • 17 patrons de grandes entreprises s’engagent à développer le mécénat social
  • La qualité de vie au travail est jugée par les salariés bien meilleure aujourd’hui
  • Les conduites addictives liées aux difficultés du monde du travail augmentent
  • Enquête Gallup : les managers responsables de l’engagement des salariés
  • La dernière étude sur la rémunération des cadres du cabinet Robert Walters
  • Exemples de repositionnements de cadres supérieurs par L’Espace Dirigeants

 

Je vous souhaite une très belle année nouvelle ! Qu’elle vous apporte santé, sérénité, avec beaucoup de joies et de satisfactions personnelles et professionnelles

17 patrons de grandes entreprises (la SNCF, Total, Vinci, La Poste, ADP…) s’engagent à développer le mécénat de compétences : permettre à des salariés de travailler bénévolement sur leur temps de travail pour des missions au service d’associations d’intérêt général.

24 000 entreprises auraient déjà invité leurs salariés à s’investir quelques jours par an dans un projet d’intérêt général. Ce manifeste entend promouvoir la démarche, formidable levier de performance et d’innovation selon ses signataires, car elle apporte à ceux-là mêmes qui prêtent leurs compétences des savoir-faire nouveaux, transforme les méthodes de travail et renforcent le lien entre les salariés volontaires et leur entreprise. Lutte contre l’illettrisme, aide au retour à l’emploi, conseils auprès d’associations, parrainage de jeunes en difficulté….autant d’actions qui, outre les bénéfices évoqués plus haut, sont gratifiants pour le salarié, profitables aux entreprises et bénéfiques à la solidarité nationale.

A noter que les entreprises peuvent déduire de leur impôt 60% de leurs dons en compétences (avec un plafond de 0.5% de leur CA hors taxes)

Les salariés sont plus satisfaits  de leur qualité de vie au travail aujourd’hui qu’il y a 10 ans : c’est ce que révèle le 10ème baromètre « Santé et Qualité de Vie au Travail 2018 » de Malakoff Médéric. Globalement, elle se serait nettement améliorée si l’on en croit les 35 000 salariés du secteur privé sondés, qui se disent notamment moins fatigués physiquement (48% aujourd’hui, 54% en 2009) et moins pessimistes dans leur situation professionnelle (73% se disent confiants contre 64% en 2012). Et pourtant :

Les conduites addictives liées aux difficultés du monde du travail sont en augmentation :

La prise de médicaments psychotropes et de substances psycho-actives (nicotine, alcool, cannabis…) du fait des difficultés du monde du travail (pressions diverses, rythmes de travail..) serait en augmentation. Aussi, la Plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociale des entreprises (dite plus simplement Plateforme RSE), qui réunit entreprises, partenaires sociaux, chercheurs et institutions publiques notamment, propose-t-elle un certain nombre de recommandations aux entreprises parmi lesquelles :

–         Etre attentif à la qualité de vie au travail des jeunes en priorité comme ils sont plus exposés aux risques d’addiction

–         Définir et mettre en œuvre des actions d’information et prévention

–         Inclure les actions de prévention de l’addiction dans leurs politiques de RSE

A noter, même si c’est une évidence, qu’un salarié en bonne santé est plus performant mais aussi que les entreprises ont l’obligation d’assurer la santé au travail et la sécurité de leurs salariés.

Les managers sont largement responsables de l’engagement ou du désengagement des salariés.

C’est ce qui ressort de la dernière enquête de Gallup : l’engagement dépendrait à 70% des managers qui seraient à l’origine de 50% des départs des salariés. Plus les managers favorisent la proximité, cherchent à développer les rapports humains, plus ils sont ouverts, abordables, font confiance aux salariés et leur permettent d’exprimer leur créativité, plus ces derniers sont engagés.

La France serait l’un des pays les plus en retard dans ce domaine, ne comptant, comme aux Pays-Bas, que 9% de salariés engagés contre 15% en Allemagne, 17% au Royaume-Uni.

Or il est établi que la performance est manifestement et directement lié à l’engagement : – 37% d’absentéisme, – 65 % de turnover, – 48% d’accidents du travail, + 21% de productivité, + 22% de profitabilité, + 10% de satisfaction clients.

La dernière étude sur la rémunération des cadres du cabinet Robert Walters confirme l’embellie pour 2019 du marché des cadres observée en 2018 et ce malgré le ralentissement de la croissance. Parmi les plus fortes augmentations du nombre d’offres d’emploi à pourvoir on trouve les ingénieurs (+23%°) suivis des Ressources Humaines (+18%) ; les critères privilégiés par les cadres pour choisir un nouveau poste sont d’abord la rémunération (ce qui n’était plus vrai depuis une dizaine d’année), puis l’intérêt du travail avant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée.

Exemples de repositionnements récents de cadres supérieurs par L’Espace Dirigeants :

  • Le DRH de la filiale d’un groupe industriel automobile, IEP, 50 ans, devient DRH d’un groupe multimédia

Accès au nouvel emploi : démarche réseau

Facteur clé de succès : avoir su vendre sa différence pour changer de secteur

  • Le Directeur Commercial et Marketing d’une entreprise américaine du secteur de l’emballage, ESC de 48 ans, devient Directeur Marketing d’une ETI européenne dans le même secteur

Accès au nouvel emploi : chasseur de têtes

Facteur clé de succès : une expérience en forte adéquation avec l’activité de la nouvelle entreprise

  • Le Directeur Financier d’une société de délégation de service public dans l’énergie, Edhec,  devient à 53 ans DAF d’un établissement public à caractère industriel et commercial

Accès au nouvel emploi : réseau

Facteur clé de succès : avoir été ouvert à un changement radical de secteur